La coqueluche

Epidémiologie

La coqueluche est une maladie exclusivement humaine et hautement contagieuse(1), largement répandue dans le monde. (1)

La transmission se fait par voie aérienne par l'intermédiaire des gouttelettes respiratoires, par contact direct avec un sujet infecté contagieux qui tousse.

La bactérie pénètre dans les voies respiratoires, se fixe sur les cellules ciliées, sécrète une toxine qui paralyse les cils et entraîne une inflammation des voies respiratoires.

La coqueluche reste un problème de santé majeur chez les enfants des pays en voie de développement.

La coqueluche est largement répandue dans le monde et sa gravité tient à des complications (bronchopneumonies, complications neurologiques) et à son risque de mortalité (300 000 décès annuels dans le monde d'après l'OMS), en particulier chez le nourrisson de moins de 6 mois. (1)

Dans les pays occidentaux, avant l'ère de la vaccination, la coqueluche rendait de nombreux nourrissons malades et se compliquait parfois de décès.

Actuellement, dans les pays où la vaccination est généralisée, l'incidence de la coqueluche est faible (0,1 à 3%) et la mortalité très réduite, mais non nulle. (7)


De 1940 à 1945, plus d'un million de cas de coqueluche ont été répertoriés ce qui représentait une moyenne de 175 000 cas par an. (2)

Avec la généralisation de la vaccination, l'incidence de la maladie a fortement chuté : 15000 cas en 1960, moins de 5000 cas en 1970, une moyenne de 2900 cas annuels entre les années 1980 et 1990.(2)

Néanmoins, depuis les années 80, l'incidence de la coqueluche a remonté de façon progressive, mais très significativement, pour atteindre 25 827 cas en 2004. (2)

Cette augmentation d'incidence est liée au fait que l'immunité conférée par la vaccination s'estompe au fil du temps si aucun rappel n'est réalisé, ce qui rend les adolescents et les adultes vulnérables. N'étant plus protégés par le vaccin, ils peuvent se contaminer et ainsi infecter de jeunes nourrissons dans leur entourage, chez qui la vaccination n'a pas encore été initiée.


Selon les années, et d'après le réseau national de la coqueluche (RENACOQ), 200 à 600 cas de coqueluche sont identifiés par an en moyenne chez le nourrisson, dont les trois quarts sont hospitalisés. (7)
Les nourrissons de moins de 3 mois représentent environ 40% des cas, ils sont le plus souvent non vaccinés et contaminés par leur entourage (parents atteints de coqueluche non diagnostiquée et donc non traitée) avec un risque élevé de formes graves. (7)

La coqueluche est donc une maladie grave chez le nourrisson. Elle reste la première cause de décès par infection bactérienne chez le nourrisson de moins de 3 mois (hors nouveau-né). (1)

Il existe un 2ème pic de fréquence de la coqueluche chez l'adolescent et l'adulte. Il s'agit le plus souvent de personnes ayant été vaccinées durant leur enfance mais n'étant plus protégées du fait de l'absence de rappels vaccinaux (7). Le diagnostic clinique de la coqueluche chez l'adolescent et l'adulte est plus rarement évoqué, mais il est capital car ce sont précisément ces formes atypiques non diagnostiquées qui constituent un réservoir susceptible de transmettre la maladie aux nourrissons. (7)

Sources :
1. Direction générale de la Santé/ Comité technique des vaccinations - Guide des vaccinations édition 2008 - éditions inpes - La vaccination contre la coqueluche
http://www.inpes.sante.fr/10000/themes/vaccination/guide_2008/pdf/GV2008_P2_Coq.pdf
2. Centers for Disease Control and prevention - National Immunization Program - Pertussis -
Site internet : http://www.cdc.gov/niP/publications/pink/pert.pdf
7. Grimprel E. La coqueluche en pratique en 2006. Revue française d'allergologie et d'immunologie clinique 2006 ;
46 :548-551.


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