


Nous décrirons successivement les crises généralisées, puisles crises partielles.
Ces crises mettent d'emblée en jeu les deux hémisphères du cerveau.
Crises tonico-cloniques :
aussi appelées grand mal, elles sont très spectaculaires.
Elles débutent par un cri inaugural, s'en suivent perte de
connaissance, chute et parfois morsure de la langue. Ensuite,
on observe des contractions toniques puis cloniques des
quatre membres, du tronc et de la tête(7). Après quelques
minutes, le malade reprend connaissance.
Crises myocloniques :
ce sont de brèves secousses en salves d'un ou de plusieurs
membres ou du tronc. Contrairement aux autres crises
généralisées, le patient ne perd pas connaissance, sauf si
la crise se transforme en une crise généralisée(7).
Crises de type absence :
elles se résument à une rupture de contact de quelques
secondes. Le malade, le plus souvent un enfant, stoppe
l'activité en cours, reste immobile, le regard dans le vague
et ne réagit pas à l'appel. A la fin de la crise, il retrouve
spontanément toute sa conscience, reprend habituellement
l'activité en cours, sans se souvenir de l'épisode. Ce genre
de crises peut être favorisé par l'hyperventilation.
Spasmes infantiles :
caractérisées par la flexion brusque des bras et du tronc
en avant avec extension des jambes, les crises ne durent
que quelques secondes, mais récidivent de nombreuses
fois par jour(8). Ne survenant que pendant les 5 premières
années de la vie, elles sont ensuite remplacées par d'autres
types de crises épileptiques. On observe parfois un retard
de développement de l'enfant(8).
On distingue des crises partielles simples des crises partielles complexes.Au cours des crises partielles simples, la conscience du sujet reste intacte alors que dans le second cas, la conscience est altérée : on observe alors une rupture de contact avec l'environnement.Toutefois,une crise partielle simple peut évoluer vers une crise partielle complexe. L'une et l'autre peuvent évoluer vers une crise tonico-clonique. On parle alors de crise partielle secondairement généralisée.
Les signes cliniques s'expliquent directement par l'origine des décharges électriques et peuvent être très variés(9). Ainsi, des troubles de la vue peuvent se rencontrer dans les crises occipitales sous forme de vision floue, amputation d'une partie du champ visuel ou halos. Des troubles de l'audition sont fréquents dans les crises temporales : airs de musique, bourdonnements, etc. Des troubles du langage se rencontrent dans les crises temporo-pariétales :manque du mot ou impossibilité à parler.
Les crises partielles complexes sont souvent précédées d'une aura. Pendant la crise, le patient a le regard fixe, effectue des mouvements automatiques sans but, émet des sons inintelligibles, sans comprendre ce qui est dit et sans répondre aux ordres simples. Même si la conscience est altérée, les patients gardent néanmoins une certaine perception de l'environnement. Entre les crises,de nombreux patients développent des comportements étranges, tels qu'une religiosité excessive ou une extrême dépendance envers les autres(10).
Le diagnostic d'épilepsie repose sur l'interrogatoire et l'examen clinique d'un côté, sur les résultats de l'électroencéphalogramme (EEG) de l'autre, et si nécessaire sur une IRM cérébrale (imagerie cérébrale par résonance magnétique).
Interrogatoire et examen clinique
Pendant l'interrogatoire du patient et de son entourage,
le médecin pose beaucoup de questions. Il cherche tout
d'abord à connaître le mode de début de la première crise
ainsi que les circonstances de sa survenue (durée, fréquence,
déroulement chronologique). Il pose également des
questions sur le passé médical du patient ou celui de son
enfant. Il est nécessaire de donner autant de précisions
que possible.
Un examen clinique complet vient compléter ces données
ainsi que les facteurs favorisants éventuels.
EEG
Pour confirmer le diagnostic, le médecin prescrit un EEG.
En dehors des crises, l'EEG peut être parfaitement normal
ou montrer certaines anomalies sur les tracés. Si l'examen
n'est pas concluant, il est parfois répété après une privation
de sommeil, ce qui rend le cerveau plus excitable. En cas
de doutes persistants, un enregistrement prolongé dans
un centre spécialisé peut être envisagé.
Scanner ou IRM (Imagerie par résonance magnétique)
Dans le cadre du diagnostic, un scanner ou une IRM
(imagerie cérébrale par résonance magnétique) peuvent
être prescrits. Ces examens permettent d'apprécier l'état
général du cerveau et de rechercher la cause de l'épilepsie.
Toutefois, ces examens ne sont pas indispensables et leur
utilisation n'est pas systématique.

Sources :
(7) Beers M. Epilepsie. Dans : Manuel Merck - 4ème édition,d'Après, 2008, p. 1822 - 34.
(8) Beers M. Epilepsie. Dans : Manuel Merck - 4ème édition,d'Après, 2008, p. 1822 - 34.
(9) Landré E. Comment se reconnaît une crise d'épilepsie ? Dans :Epilepsies - Guide à l'usage des patients et de leur entourage.Bash, 2005, p. 52 -3.
(10) Beers M. Epilepsie. Dans : Manuel Merck - 4ème édition,d'Après, 2008, p. 1822 - 34.